La visite du coordonnateur du PFNAC (Projet de promotion d’une finance novatrice et d’adaptation communautaire dans les communes autour des réserves naturelles communautaires) effectuée dans les sites d’intervention, du 08 au 14 mai 2019, aura permis aux femmes bénéficiaires de se réjouir des changements qualitatifs opérés par le projet dans leurs activités socioprofessionnelles.

 

Elles sont un peu plus d’un millier de femmes, membres de groupements d’intérêts économiques (GIE) ou de groupements de promotion féminine (GPF), à bénéficier de petites unités industrielles de transformation de produits tirés de leur biotope. Il peut s’agir de produits forestiers non ligneux tirés des réserves naturelles, de produits halieutiques et / ou de sel. Parmi ces femmes, une partie bénéficie de périmètres maraîchers.  Cet appui du PFNAC vient renforcer les communautés dans leurs efforts de lutte contre les effets adverses du climat.

A keur Sette Coumba (commune de Samba Guèye), où a démarré la mission du PFNAC, l’érection d’une nouvelle unité de transformation de l’anacarde (pomme et noix) polarise un nombre de villages environnants et ce, jusqu’au-delà de la Gambie voisine.

« La nouvelle de la construction de cette unité s’est répandue comme une trainée de poudre jusqu’en Gambie. Ils viennent de partout pour voir ce joyau qui fait notre fierté. », a laissé entendre Ibrahima LY, chef de village de keur Sette Coumba qui s’adressait  à la mission.

Fatou Guèye, la présidente du GIE des femmes transformatrices de l’anacarde, a dit toute sa satisfaction. «  Keur Sette Coumba étrenne son unité qui vient changer nos vies de femmes marquées par la pénibilité du travail », a-t-elle souligné.

« Je vous exhorte à plus d’engagements dans le travail ! Faites de votre unité un modèle susceptible d’être répliqué. Ceci, dans l’intérêt de la communauté pour une préservation durable de la ressource dans l’esprit d’une plus grande résilience face aux effets adverses du climat », a dit le Lt-Colonel Moussa FALL, coordonnateur du PFNAC.

Ces encouragements ont été adressés à l’ensemble des femmes rencontrées lors de cette visite. A Mako, dans la région de Kédougou, deuxième étape de cette tournée, huit (08) GIE ont bénéficié d’une unité de transformation de madd, de miel et de fruit de baobab. A Malandou, dans le département de Ranérou,  le GIE Dental Gatamaree a acquis une unité de transformation de jujube, de soump et de bouye. Au nord, Mouït, dans le Gandiole a étrenné son site de transformation de produits halieutiques. Non loin, dans le Gandon, Ngaye Ngaye exploite déjà son unité de conditionnement du sel avec près de 3000 femmes autour de la ressource.

Le PFNAC a également mis en place des périmètres maraîchers à Thiabédji autour du Niokolokoba et à Loumbol Samba Abdoul dans les contours de la réserve de biosphère du Ferlo. Ces espaces de création de richesse sont également gérés par des groupements de femmes. Les activités économiques contribuent aussi à réduire les pressions exercées sur la ressource autour des réserves communautaires.

« Nous travaillons pour le redéploiement de la mutuelle de crédits du Delta du Saloum dans les autres sites d’intervention du PFNAC. Vous pourrez solliciter cette structure pour renforcer les moyens et booster votre activité », a déclaré le Lt-Colonel Moussa FALL. Le coordonnateur du PFNAC a rassuré les femmes à chaque étape de sa visite face à une ribambelle de doléances. Les besoins exprimés ont globalement concerné la capacitation technique, les fonds de roulement pour l’accès aux produits, la commercialisation.

La mission composée du coordonnateur, d’un expert en chaine de valeur et d’un expert en communication a écouté et recueilli les perceptions et besoins qui seront traduits en actions dans le champ du projet.