Le 12 octobre 2018, s’est tenu à l’hôtel Good Rade de Dakar la cérémonie de lancement du projet de promotion d’une Finance Novatrice et d’Adaptation Communautaire dans les communes autour des Réserves Naturelles Communautaires avec les partenaires techniques et financier, le Directeur des Parcs Nationaux, les Maires des communes entre autres invités.
L’atelier a été présidé par le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable. L’ordre du jour est le suivant :

  • 1. Discours du Représentant de la DCFE
  • 2. Discours du Représentant résident du PNUD
  • 3. Discours du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable
  • 4. Présentation du projet PFNAC
  • 5. Discussions et recommandations

La Direction de la Coopération et du Financement Extérieur, représenté par M Gabriel SARR a rappelé dans ses propos que l’originalité du projet réside dans le fait qu’il soit axé sur une approche inclusive qui constitue par ricochet un facteur déterminant pour l’atteinte des résultats.
En outre, il a évoqué la difficulté d’obtention de financements auprès des collectivités territoriales dû au fait de la réduction des dotations qui leur sont allouées. Dans ce sens, il souligne l’éclosion de financements verts qui doivent être mis à disposition de ces collectivités afin qu’elles puissent promouvoir un développement socioéconomique durable. Il a fini par réaffirmé toute la disponibilité du Ministère de l’Economie des Finances et du Plan pour la mise en œuvre du projet notamment lors des évaluations. Ensuite, Mme le Représentant Résident du PNUD a entamé ses propos par des remerciements à l’endroit du Gouvernement du Sénégal et axé son intervention sur les statistiques alarmantes tirées du dernier rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) faisant état d’une croissance démographique galopante, d’une hausse de la température de 2°, d’une perte de biodiversité importante ainsi que des habitats naturels. Ce rapport souligne que du fait de l’inconscience de nos actions la vie humaine est en péril d’ici trente (30) ans. Elle a préconisé des solutions telles que :
L’adoption d’une meilleure planification aux différentes échelles locales et nationales grâce notamment à la mise en place des RNC La révision du guide de planification pour une meilleure prise en compte des effets négatifs dus au changement climatique La mise en place d’une politique climatique forte pour un développement socioéconomique durable.
Le discours du Ministre a plutôt mis en exergue l’importance de la territorialisation des politiques publiques face au phénomène du réchauffement climatique résultant de la dégradation de l’environnement et qui accentue la vulnérabilité des populations. Ainsi, il recommande le maintien des écosystèmes et des réserves de biosphères parallèlement à la prise en compte de l’aspect environnement dans le Plan Sénégal Emergent. Concernant les RNC, celles-ci ne sont pas connues par la majorité des Sénégalais d’où la nécessité de passer d’une approche d’anthropocentrisme au bio centrisme. Il a aussi rappelé que le PFNAC est le prolongement du PGIES qui était axé sur la mise en place de solutions pour les populations dans l’optique de les fixer dans leur territoire. C’est dans ce contexte que le PFNAC a été élaboré afin d’apporter une innovation dans la résilience communautaire. Avant de conclure, le Ministre a remercié le PNUD pour son choix axé sur l’adaptation au changement climatique.
Au sortir des différentes allocutions, le Coordonnateur a présenté le projet en mettant l’accent entre autres sur les éléments de contexte, la théorie du changement ainsi que les résultats attendus ainsi que l’importance de la démarche du PFNAC qui se veut participative et inclusive.